Historique de la ville de Saint-Quentin

1919 - Incendie de la maison Chouinard

Hiver 1911-1912 Anderson Siding

Rue principale

Chapelle construite en 1911

Anderson en 1926

Première grande église construite en 1916-1917, détruite par un incendie en 1944

En 1897, la Restigouche and Western RailwayCompany décidait de construire un chemin de fer qui relierait Campbellton à Saint-Léonard. À mesure que les travaux avançaient, les ouvriers de la voie ferrée s'enfonçaient dans la forêt. En 1909, ils étaient rendus au Five Finger et Simon Gallant, un acadien travaillant comme forgeron, décida d'installer sa famille près d'un ruisseau où il avait trouvé sa vache.

Au même moment, plusieurs familles québécoises laissaient leur paroisse pour aller s'établir aux États-Unis ou dans l'Ouest canadien et les autorités voyaient avec inquiétude diminuer la population de leur province. Mgr Joseph Arthur Melanson, le plus grand colonisateur et missionnaire de la paroisse de Saint-Quentin, appelée à l'origine Anderson Siding, lança alors un vaste projet de colonisation. Il valorisa la carrière d'agriculteur et invita les familles acadiennes et québécoises à venir s'installer dans le comté de Restigouche, le long de la voie ferrée; là où les terres, en plus d'être fertiles, étaient voisines du Québec et du Madawaska.

 

C'est ainsi qu'Anderson Siding fut fondé en 1910 et que la première messe fut célébrée dans la cabane de bois rond de Simon Gallant. Les origines de la paroisse d'Anderson Siding étant à la fois québécoises et acadiennes et la population étant francophone à 99%, le village se devait de porter un nom qui le caractérisait. Ainsi, en 1919, le nom d'Anderson Siding fut changé à Saint-Quentin en souvenir de la victoire canadienne qui fut remportée sur les allemands Bataille de la Somme à Saint-Quentin, France, lors de la Première Guerre Mondiale.

 

La première chapelle de la paroisse fut construite en 1911, le bureau de poste en 1912, la première école en 1913, l'église en 1918 et l'hôpital Hotel-Dieu-St-Joseph en 1947. Au début, les colons ne vivaient que de l'agriculture et de la forêt. Toutefois, au long des années, le village s'agrandit et la qualité et la diversité des commerces et services évoluèrent, égalant ainsi ceux des petites villes du Nouveau-Brunswick.

C'est pourquoi Saint-Quentin fut incorporé comme district en 1947, comme village en 1966 et fut proclamé Ville en 1992. Considérée comme une ville dynamique et en pleine expansion, Saint-Quentin compte aujourd'hui près de 4000 individus et sa population, française à 99.9%, s'efforce toujours de poursuivre le travail entrepris par ses premiers colons.

 

 

Merci à M. Gallant et Mgr Melanson!

 

Origine du nom

Pour nous permettre de mieux comprendre l'origine du nom qui fut donné au village, il est important de connaître les événements survenus à Saint-Quentin, France, dans le cadre du Conflit Mondial 1914-1918.

 

BATAILLE DE LA SOMME...QUELQUES DONNÉES :


Lorsque la Grande-Bretagne s'engagea elle aussi dans la Première Guerre Mondiale qui opposait la France à l'Allemagne, le gouvernement canadien, sous le Ministre Sir Robert Borden, décida d'envoyer l'aide des Canadiens qui durent alors subir un entraînement intense en Angleterre. Reconnus pour leur robustesse, leur courage et leur vaillance, les soldats canadiens maintinrent cette réputation grâce à l'éclatante victoire qu'ils remportèrent à Saint-Quentin, France. Au cours de cette bataille (bataille de la Somme), qui se déroula du 1er juillet au 19 novembre 1916, près de 400 000 soldats britanniques périrent, dont de nombreux canadiens, 200 000 soldats français et 300 000 soldats allemands.

 

RÉPERCUSSION DE LA GUERRE AU VILLAGE DE ANDERSON SIDING :


Dès qu'on apprit la fin de la guerre en 1918, ce fut une période de grande réjouissance au village. L'Armistice signé le 11 novembre 1918 constitua une immense bénédiction pour les habitants. Cette joie de la paix enfin retrouvée fut grandement célébrée en compagnie des militaires présents. Selon les dires des témoins encore vivants aujourd'hui, c'est un peu après cet événement que les autorités locales songèrent à changer le nom de leur communauté. Les principales raisons qui motivèrent le changement du premier patronyme du village furent, d'une part, que le lieu était à 99% francophone, et se devait de porter un nom qui le représentait. D'autre part, l'importante victoire canadienne remportée sur les Allemands à Saint-Quentin, France (bataille de la Somme - 1916/11/19 - guerre 1914-1918), et à laquelle avaient participé de nombreux Canadiens, inspira profondément les autorités locales et le curé-fondateur de la paroisse, Mgr Eudore Martin a commémoré le souvenir de cette victoire et la perte des soldats canadiens.

 

Voilà pourquoi le lieu dit Anderson Siding prit officiellement le nom de Saint-Quentin. On peut ainsi affirmer que la décision prise en 1919 quant au nom de notre ville est des plus symboliques et empreinte d'une valeur sentimentale.

 

Suzanne Coulombe

Ville de Saint-Quentin

Signification du logo

 

Afin d'exprimer la nouvelle identité visuelle de la Ville de Saint-Quentin, l'arbre a été privilégié à la feuille d'érable.

 

L'Érable compte parmi nos plus nobles feuillus. Arbre aux multiples qualités et vertus, l'érable se tient droit, robuste, solide, franc, majestueux. Sa stature lui permet d'affronter sans crainte la tempête. Ses racines, profondes et bien ancrées au sol nous rappellent nos ancêtres, ces valeureux pionniers de Saint-Quentin.

 

L'Érable est d'ailleurs omniprésent sur le territoire de Saint-Quentin. Il s'y pose en géant autant dans la forêt que sur les terres privées des cultivateurs. L'Érable généreux, nous donne le meilleur de lui-même au fil des saisons.

 

 

Au printemps, il nous fait cadeau de sa sève qui sera transformée en sirop et en sucre. Hiver comme été, il nous cède son bois dont la solidité et la résistance lui confèrent mille usages. À l'automne son majestueux feuillage resplendit et réchauffe nos coeurs de ses couleurs flamboyantes.

 

Sur le logo, vous remarquerez que la base de l'arbre repose sur une ligne horizontale tantôt fine, tantôt grasse symbolisant ainsi les hauts plateaux de la région. L'Érable de Saint-Quentin est coloré d'un vert forêt et d'un vert tendre; les couleurs d'été qui l'ornent alors qu'il atteint le sommet de sa force.

Saint-Quentin : incorporée en 1966

Population : 3 584 résidents

Hôtel de Ville : 10, rue Deschênes

Situation géographique : nord du NB, Route 17, comté Restigouche, Chaîne Appalaches

Villes voisines : au nord : Kedgwick (17km), Campbellton (100km); à l'est : Bathurst

(140km); au sud : St-Léonard (68km)

Langue maternelle : français

Exploitations : forestière (Groupe Savoie, North American Forest Products Ltd.),

acéricole (30 érablières), agricole (10 fermes)

Commerces/industries : 200 commerces de services et 60 entreprises industrielles

Brigade d'incendie : Claude Labrie, chef pompier; 24 pompiers; 4 camions, 2 unités urgence

Écoles : Élémentaire (Mgr-Martin) : Maternelle à la 6e année; Secondaire (Polyvalente A.-J.-Savoie) : 7e à la 12e année – Plus de 550 élèves

Institutions financières : Banque Nationale et Caisse populaire La Vallée de l'Érable

Bibliothèque publique : avec centre d'accès internet

Hôpital : Hôtel Dieu St-Joseph (12 lits) – depuis 1947, sous Régie Régionale Santé A – Hospitalisation, cliniques ambulatoires et d'urgence, bureaux des médecins et bureaux de la Fondation Romaric-Boulay

Santé général : Cliniques privées de médecins, d'optométristes, de dentistes, de physiothérapeutes, de denturologistes et autres – Pharmacie Shoppers Drug Mart

Résidence personnes âgées : Résidence Mgr-Melanson (42 lits)

Ambulance : Ambulance NB, gestion régionale sous Maurice Doucette

Police : GRC (7 dont 3 municipaux)

Mesures d'urgence : comité de planification composé de 14 membres, Suzanne Coulombe, coordonnatrice

Stations de radios : CFJU (90,1) local, CJEM (92,7) Edmundston et CFAI (101,1) Grand-Sault

Bénévoles : Regroupement des organismes communautaires (ROC)

Infrastructures touristiques : Centre touristique de l'ancienne gare, Centre culturel (aréna), Théâtre Montcalm, Club de golf, Parc provincial Mont Carleton, Sentier NB Trail, Rivières Restigouche et Kedgwick,

Aéroports : St-Léonard, Charlo, Bathurst (aéroport régional)

1909 - Travailleurs forestiers

Moulin Pat Jean au Jardine Brook 1923

Foresterie

Saint-Quentin fut taillé à même la forêt vierge. Dès 1878, des compagnies forestières faisaient chantier dans nos forêts pour l’exportation. La puissante industrie forestière attirait les bûcherons dans les terres nouvellement ouvertes. En 1913, Mgr Melanson écrivait :

« La grande industrie du comté de Restigouche à l’heure présente, est celle du bois. Nos forêts (…) contiennent le bois le plus riche et le plus propre à mettre sur le marché local et étranger. (…) »

De plus, à Anderson, on vit s’ouvrir très rapidement quelques moulins employant une trentaine d’hommes. Dans les premiers temps, le revenu de la coupe de bois était indispensable pour permettre aux colons de développer leur propriété. L’industrie forestière a toujours comporté deux volets, celui de l’exploitation forestière (compagnies forestières et colons) et celui de la manufacture (moulins, bois de charpente, hélices d’avion, pièces de navire, etc.).

 

Entre 1910 et 1971, dans la région de Saint-Quentin – Kedgwick, il y a environ 64 scieries qui ont été en opération (23 entre 1921 et 1930). La plupart des moulins traitaient plus d’un million de pieds carrés de bois par année.

Cette pratique forestière se poursuit de nos jours, mais maintenant, une valeur est ajoutée au produit grâce aux grandes scieries. Les opérations forestières jumelées aux scieries emploient la majorité des travailleurs de la région. Saint-Quentin est toujours présentée comme modèle de réussite agricole, même si l’agriculture est devenue florissante, elle a toujours été de pair avec l’industrie du bois et elle fut grandement dépassée par celle-ci.

 

Groupe Savoie Inc. et North American Forest Products Ltd. sont actuellement les deux principales industries forestières de la région. Elles ont toutes les deux un chiffre d’affaires de plus de 40 000 000 $ et emploient près de  500 personnes chacune.

Groupe Savoie Inc.

North American Forest Products Ltd.

Voyage de foin à l'époque

Moulin à farine de M. Jean-Baptiste Chouinard

Agriculture

À ses débuts, Saint-Quentin possédait déjà une vocation agricole.  Dès le printemps, les premiers colons vinrent  défricher nos riches terres. Grâce à ces vaillants colons, seulement un quart de siècle fut requis pour voir la prospérité régner sur cette partie du pays. En 1911, 127 lots sont concédés et la plupart sont occupés, on pouvait compter plus de 500 acres de défrichés dont la moitié en culture. Plusieurs des habitants ont la moitié de leur lot en culture. Les véritables cultivateurs visaient à développer leur terre le plus vite possible afin de s’y consacrer entièrement et en vivre.

L’établissement d’un moulin à farine en 1933 aida les cultivateurs à faire de leurs produits bruts (le blé) des produits domestiques. En 1940, on fonde la Coopérative. Plus de huit ans plus tard (1948), elle est divisée en deux départements, la beurrerie (établie depuis 1920, propriétaire M. Jean-Baptiste Rioux, spécialisée dans le beurre-foin-avoine) et le magasin.  À l’époque, Saint-Quentin était renommée pour la production de beurre de qualité. Dans les années ‘70, l’agriculture est en train de se transformer dans notre région. On fait l’achat de plusieurs petites fermes pour les regrouper en producteurs majeurs.

 

Depuis 1985, les entreprises sont plus grandes et se spécialisent dans un ou deux secteurs. Les méthodes d’exploitation agricole ont beaucoup changé dû à la mécanisation.  Nous sommes loin de la charrue tirée par le cheval ou les bœufs, ou du tracteur à roues de fer.

La production agricole est principalement orientée vers le produit laitier, la culture de céréale et de pommes de terre ainsi que de l’élevage du bétail, contrairement aux années 1940-1950, où l’on comptait une multitude de petits éleveurs de type familial. La production est maintenant dominée par des fermes de 100 vaches laitières et plus. Le cheptel animal compte environ 4 000 têtes de bétail réparties dans une dizaine de ferme. La valeur annuelle de la région atteint presque onze millions de dollars. En 2005, 11 000 acres de terre sont cultivées sur une possibilité de 15 000. Sur ces 11 000 acres de terre, 7 000 sont pour les céréales, 1 500 pour les pommes de terre et le reste en culture de plantes fourragères pour alimenter le bétail. Saint-Quentin compte présentement une vingtaine d’exploitants agricoles et possède deux des plus grands propriétaires fonciers agricoles familiaux au Nouveau-Brunswick.

Photo d'un champ agricole contemporain

Première sucrerie située au Jardine Brook

Usine de transformation du sirop

Acériculture

Bien que l’acériculture fût présente dès le début de la colonisation, ce n’est qu’au cours des dernières années qu’elle est devenue florissante et l’un des importants piliers de l’économie locale.

À l’époque, les érablières étaient utilisées pour les besoins personnels et familiaux. Vers la fin de mars, le temps des sucres était arrivé. Chaussés de raquettes légères, les acériculteurs entaillaient les érables. Dans les premiers temps, l’entaille se faisait avec le coin de la hache, l’eau d’érable était recueillie dans des casseaux d’écorce et bouillie dans un grand chaudron. Pour transporter l’eau à la cabane, le sucrier fixait sur un traîneau un baril de cèdre. Une gelée blanche la nuit, suivie d’une journée ensoleillée favorisait une bonne coulée. Les beaux jours d’avril donnaient lieu à d’exubérantes parties de sucre. Avec l’évolution, on modernisa graduellement les appareils à bouillir l’eau d’érable; on installa des chaudières en métal, puis en plastique et enfin des boyaux.

Les principaux arbres à produire du sirop sont les érables à sucre, les érables rouges et les érables argentés. Pendant la saison des sucres, un arbre moyen donne entre 35 et 50 litres de sève, qui produiront de 1 à 1.5 litre de sirop.

 

Il est important de mentionner que l’érable comporte plusieurs atouts. Il présente une importance commerciale exceptionnelle, source de précieux produits de bois, il alimente l’industrie du sucre d’érable et contribue à l’embellissement du paysage. Présentement, plus de 10 302 acres de peuplement d’érables sont exploités par plus d’une vingtaine d’acériculteurs. Les propriétaires des érablières entaillent annuellement 1 500 000 érables. Un regroupement en coopérative, La Coopérative des Producteurs de sirop d’érable du Nouveau-Brunswick Inc., a même développé sa propre marque de commerce, soit ‘Restigouche’ et a établi une usine d’embouteillage des produits.

L’érable est l’emblème arboricole du Canada et il occupe le centre du drapeau canadien. La Ville de Saint-Quentin est fière de porter le titre de La Capitale de l’Érable de l’Atlantique et, par la même occasion, posséder la plus grande érablière privée de l’Atlantique.

10, rue Deschênes, Saint-Quentin, N.-B., E8A 1X5

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